Dokukodo de Miyamoto Musashi

Dokukodo (le chemin à suivre seul)


   1. Ne te rebelle pas contre les manières traditionnelles.


   2. Ne recherche pas les plaisirs pour toi-même.


   3. Reste impartial au milieu de la multitude des phénomènes.


   4. Prends-toi à la légère et les autres au sérieux.


   5. Pendant toute ta vie n'aie pas de désir.


   6. Ne regrette pas ce que tu as fait.


   7. Dans le bon comme dans le mauvais, n'envie pas les autres.


   8. Quelle que soit ta voie ne te plains pas de la quitter.


   9. Ne blâme ni ne critique ni toi-même ni les autres.


   10. N'aie pas le cœur plein d'attachement et d'amour.


   11. Ne convoite pas les choses.


   12. Ne désire pas une belle résidence pour toi-même.


   13. Ne désire pas là bonne chère.


   14. Ne t'attache pas aux antiquités qui prendront plus tard de la valeur.


   15. Ne pratique pas la divination pour toi-même.


   16. Les armes mises à part, ne recherche aucun outil en ce monde.


   17. Tant que tu pratiques le bushido, ne crains pas la mort.


   18. Ne désire pas la richesse pour tes vieux jours.


   19. Respecte les Dieux et les Bouddhas, mais ne compte pas sur eux.


   20. Même si tu rejettes ton corps, n’abandonne pas ton honneur.


   21. Ne t'écarte jamais de la Voie du Guerrier.



Deuxième année de l'ère Shoho (1646).   


13 ème jour du 5 ème mois, pour M. Terao Magonojo   

Shinmen Musashi (Miyamoto Musashi)   




   Un commentaire du Maître Zen Kodo Sawaki :

     

   Miyamoto Musashi a écrit le Dokukodo. Il a emprunté ce titre à une phrase du Shodoka¹ qui dit : «II va toujours seul, il marche toujours seul.» C'est tout à fait réjouissant. Pour la pratique du samourai, le Budo seul n'était pas complètement satisfaisant. On trouve en général le bushido au cœur de l'esprit japonais.

   Il est intéressant de constater que ces samourais s'engagèrent dans la Voie du Zen. Si l'on regarde le Budo et le Zen (qu'on appelle le Zen des samourais), on a l'impression qu'il y a toujours eu une illumination nette parmi les samourais. Si l'on cherche à comprendre la place du bouddhisme dans la vie des samourais, même s'ils nouaient leurs cheveux en chignon, portaient deux épées et proclamaient fièrement : «Je suis Un tel et Un tel", on est gagné par le sentiment que l'attitude vitale même du Zen s'incarnait dans le samourai japonais. On trouve dans les chroniques du Budo maints exemples qui illustrent cela.

Kodo Sawaki   


   ¹ Texte majeur du Zen « Chant de l’immédiat Satori » de Yoka Daishi

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